Vœux du Président

Vœux du Président au Futuroscope : un mauvais film d’anticipation ?

Le SNALC-FGAF représenté au Futuroscope de Poitiers le 5 janvier 2012 par son Président académique a écouté avec attention les vœux de Nicolas Sarkozy adressés au monde de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le SNALC-FGAF constate sans surprise que les propositions faites à cette occasion sont toujours les mêmes à commencer par la redéfinition des missions des professeurs. Sur ce thème, le SNALC remarque tout d’abord que les autres professions ont bénéficié d’une réduction du temps de travail et de congés supplémentaires. D’autre part, le temps de travail des professeurs évalué par le ministère est actuellement de 40 h hebdomadaires. Dès lors, imposer un temps de présence accru dans les établissements n’a absolument aucun sens, surtout si c’est pour faire de l’animation-garderie-orientation, au motif que la société a changé ! Quant à la promesse de bureaux sur place ou de contreparties financières, il est avéré que l’état des finances publiques ne le permet absolument pas.

Le SNALC-FGAF réaffirme également son opposition à une plus grande autonomie des établissements, le cadrage national étant pour lui seul garant d’équité sur tout le territoire, que ce soit pour le recrutement des personnels, l’application des horaires et des programmes, ainsi que la délivrance des examens.

Le SNALC-FGAF constate que, à propos de l’évaluation des professeurs, le président prend enfin acte du fait que les compétences pédagogiques doivent être évaluées par les corps d’inspection. C’est une évidence à laquelle nous souscrivons mais qui ne figure pas dans le projet présenté. Considérer que le mode d’évaluation prévu sera plus humain et moins bureaucratique relève d’une profonde méconnaissance du métier.

Le SNALC-FGAF est enfin totalement opposé à la primarisation du collège que suggère un continuum CM2/sixième – cinquième, sauf pour certains élèves en difficulté avérée.

En revanche, le SNALC est tout à fait favorable à la possibilité évoquée de diversification des parcours à partir de la classe de quatrième, mais attend de voir les modalités concrètes de mise en place de ce dispositif pour lui apporter son éventuel soutien.

Paris le 06 janvier 2012

Contact : Michèle HOUEL, Vice-président du SNALC