Un professeur agressé : l’École désacralisée

Le SNALC-FGAF tient à exprimer sa plus vive indignation suite à l’agression d’un professeur du

Le SNALC-FGAF se refusera évidemment à formuler tout commentaire relativement à ce délit qui fait l’objet d’une enquête judiciaire dont il attendra l’issue avec la plus grande attention.

Le SNALC-FGAF tient néanmoins à exprimer sa solidarité avec le professeur victime de cette agression très grave et également son inquiétude face à la banalisation des actes de violence au sein des établissements scolaires, quels qu’en soient les motifs, qui témoigne d’une « désacralisation » inacceptable de l’institution scolaire.

Le SNALC-FGAF estime que la multiplication de tels faits depuis de nombreuses années devrait interpeller les pouvoirs publics, les représentants de l’État et le ministère de l’Éducation nationale, les amener à concevoir et à prendre de véritables mesures permettant d’assurer aux fonctionnaires la protection à laquelle ils ont droit.

Le SNALC dénonce encore le fait que la société française abandonne complaisamment son Ecole. Elle lui assigne, en fait, derrière toutes les déplorations ostentatoires, une fonction d’exutoire aux problèmes sociaux, communautaires, culturels, humains auxquels elle s’interdit ainsi, bien commodément, de donner le statut qu’ils méritent . Ainsi tout débat est esquivé, au bénéfice d’un immobilisme satisfaisant les intérêts les plus égoïstes.

Paris, le 20 janvier 2012

Lycée les Pannevelles de Provins, poignardé dans le dos par

un inconnu à la sortie de sa classe ce mercredi 18 janvier 2012.

Contact : Albert-Jean Mougin, vice-président du SNALC