Sale été pour l’Éducation nationale

SALE ÉTÉ POUR L’ÉDUCATION NATIONALE

Le SNALC-FGAF a pris connaissance de l’annonce des fusions d’académies pour 2020. À cette date, il n’y aurait plus qu’une seule académie par région. Le SNALC rappelle que l’intérêt de cette mesure n’a toujours pas été explicité (sinon par des billevesées type « modernisation »), et que l’existence de plusieurs académies dans certaines régions (qui ne date pas d’hier) permet justement d’avoir une gestion des ressources humaines légèrement plus proche des agents (et des zones de remplacement à peu près tolérables).

Le SNALC a dans le même temps pris connaissance du rapport du Comité Action Publique 2022 (« Service public — se réinventer pour mieux servir »), qui annonce dès les premières pages que l’objectif n’est pas tant de mieux servir que de faire « des économies substantielles ». En ce qui concerne l’éducation, le comité a grosso modo fait un copier-coller des rapports de la Cour des comptes (certains membres du comité ayant opportunément la double casquette) : autonomie, augmentation du service d’enseignement, formations le samedi (quel autre jour ?), etc. Un petit coup de numérique là-dessus et on sera dans le top 10 de PISA, promis-juré ! Que l’ensemble des mesures rendent nos métiers encore moins attractifs — à l’heure où les concours ne font pas le plein — ne semble poser de problème à personne.

Le SNALC invite donc tant les cadres du ministère que les modernisateurs du système à se couvrir et à boire beaucoup d’eau : visiblement, le soleil a tapé un peu trop fort.