Refondation de l’école : le SNALC gâche la fête.

Refondation de l’école : le SNALC gâche la fête.
Comme pour le mouvement « hé oh la gauche » lancé par Stéphane Le Foll, plusieurs syndicats ne se sont pas privés de dénoncer « ce discours ministériel d’autosatisfaction ». Jusqu’à perturber le discours d’introduction de la ministre de l’Education. Trois membres du syndicat SNALC, ont été priés de quitter les lieux après avoir accueilli Najat-Vallaud Belkacem au cri de « non à la réforme du collège ! ».

« Nous avons à faire à une absence de dialogue totale, c’est pour ça que nous avons pris la parole. Nous n’avons pas pu rencontrer la ministre depuis plus un an.

Elle occulte véritablement la parole des enseignants. Nous avons voulu manifester la réalité du terrain dans une assemblée où il n’y a quasiment aucun prof de base mais toute la nomenklatura qui dirige le ministère depuis des années » explique François Portzer, président national du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) qui dénonce lui « cette grande messe médiatique extrêmement coûteuse ». De son côté le Snes-FSU, premier syndicat d’enseignants du secondaire manifestait lui aussi devant le palais Brongniart contre la réforme du collège. « Nous avons été invités mais sans la possibilité de prendre la parole, donc nous le faisons devant la salle » précise un syndicaliste FSU occupé à monter le stand. Recteurs et inspecteurs d’académie, professeurs d’université ou encore élus PS, les invités des différentes tables rondes ne sont en effet, en tout cas à première vue, pas des profils à risques pour le gouvernement. Malgré l’incident provoqué par la SNALC, et les manifestations de mécontentements extérieurs à l’enceinte du Palais, l’objectif est l’unité derrière les réformes successives de l’Education. Une unité qui a ses limites quand même, le frondeur Benoit Hamon ne compte pas rester pour écouter François Hollande.