LES FRANÇAIS VEULENT APPRENDRE L’ECOLE DOIT ETRE A LA HAUTEUR

Le SNALC-FGAF a pris connaissance avec un vif plaisir des résultats de l’enquête TNS Sofres les Français et le savoir, conduite par son partenaire la GMF en association avec les Presses Universitaires de France, sur un ensemble largement représentatif. Ils sont en effet sans nuance.

Au terme de l’enquête, 95% des Français pensent que le savoir est primordial. Face à cet état de conscience, la frustration de ces Français sondés est patente : 54% des actifs déplorent ne pas consacrer assez de temps à acquérir des connaissances. Ce constat doit orienter la refondation de l’Ecole.

Comme le SNALC-FGAF exige de l’Ecole qu’elle transmette des savoirs à nos élèves, les Français veulent avoir les connaissances pour comprendre dans sa globalité le monde qui les entoure. Seuls 2% d’entre eux estiment que les connaissances acquises permettent de gagner plus d’argent.

Enfin, concernant les moyens d’acquérir les connaissances, les professeurs à 76% ainsi que les livres à 73% sont largement plébiscités.

Le SNALC-FGAF estime que cette publication vient à propos : le ministère travaille au projet d’une grande loi d’orientation pour le système éducatif français. Or, le discours des lobbies conservateurs qui veulent aujourd’hui que le changement attendu se réduise à la continuité de pratiques sans ambitions et d’une politique scolaire utilitariste envahit les media : veut- on occulter les débats de la concertation où l’on a réclamé de l’exigence et du sérieux pour l’Ecole, la valorisation du mérite scolaire fondé sur l’acquisition des savoirs, l’affirmation du rôle des maîtres ?

Le SNALC-FGAF se félicite aujourd’hui qu’une enquête d’opinion crédible confirme ce que posait le président de la République dans son discours aux Tuileries du 15 mai : « Les années qui viennent doivent être celles d’une nouvelle hiérarchie des valeurs au sommet de laquelle la science, l’intelligence, la volonté d’apprendre et de transmettre seront les vertus les mieux reconnues et les plus respectées ».

L’opinion le dit et l’Ecole doit l’entendre.

Contact : Albert-Jean MOUGIN, Vice-président national du SNALC-FGAF