Harcèlement – Combien de personnes touchées ?

Le SNALC-FGAF a pris connaissance du sondage réalisé pour le ministère par l’institut Ipsos. Il révèle que 24 % des élèves subiraient diverses formes de harcèlement à l’école, soit 1 élève sur 4.

Le SNALC-FGAF ne s’étonne en rien de ces chiffres qui pourraient même être sous- estimés : la loi du silence règne et la chape de plomb idéologique qui pèse sur l’École depuis plus de 30 ans empêche toute résolution du problème. Les élèves menacés, rackettés, insultés ou molestés ont beau multiplier les appels au secours – parfois jusqu’au tragique – rien n’y fait car les causes réelles ne sont jamais mises en avant.

Ce désastre a en effet une cause principale et une seule : la démission de l’Institution devant toute forme d’autorité. L’Instruction et la fonction de transmission ont été abandonnées au profit du dogme du « laisser faire, laisser passer ». La culture de l’excuse règne, trop souvent avec la complicité d’une administration qui « ne veut pas faire de vagues » et culpabilise les professeurs.

Le SNALC-FGAF dénonce depuis très longtemps cette dérive libertaire systématiquement ignorée par des « observatoires » aussi inutiles que consensuels. Il se sent hélas fort seul et ce ne sont pas les règlements intérieurs actuellement mis en place, les sites internet dédiés ou les « numéros verts » qui régleront le problème : nos dirigeants n’ont toujours pas compris que les effets d’annonce ne peuvent éternellement se substituer à l’action. En attendant, les élèves et les professeurs trinquent, faute de courage politique.

Les faits étant par nature têtus, le SNALC-FGAF continuera à dénoncer sans relâche le scandale de l’impunité dans l’Éducation nationale. Protéger les élèves et défendre ses personnels devrait pourtant être une priorité de l’Institution.

Paris, le 26 janvier 2012

Contact : Emmanuel Protin, attaché de presse du SNALC-FGAF

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