DISPOSITIF ECLAIR un « flash » sur l’avenir ?

A l’heure où l’on apprend la tentative d’assassinat commise contre un professeur d’un lycée professionnel de Provins, l’actualité des dispositifs ECLAIR prend un relief particulier. Leur nécessité ne fait aucun doute. Mais ils ne sont, pour le SNALC, qu’un moyen palliatif qui ne traitera pas le mal qui ronge l’Ecole de la République. Seul l’accomplissement volontaire d’une réforme courageuse de l’ensemble du système scolaire y parviendra En cette période d’intense débat politique, le SNALC, comme l’ensemble des syndicats de la CSEN-FGAF, sera particulièrement attentif au positionnement des candidats à

la Présidence de la République sur ce sujet.

Le ministre a annoncé les modalités d’affectation et de gestion des carrières des agents qui y servent.

Le SNALC, en l’état, constate que le choix a été fait d’ouvrir à un recrutement national les emplois des établissements concernés. La spécificité de leur fonctionnement l’impose : seul le volontariat peut y pourvoir. L’échelle académique est donc reconnue insuffisante : c’est un aveu dont il faudra tirer leçon. La réduction territoriale qu’on veut imposer à l’Ecole en France conduit à l’impasse.

Le SNALC, toutefois, dénonce le choix qui est fait d’instaurer un recrutement direct, par les académies en droit, et les établissements de fait, des collègues candidats. Partisan de reconnaître la spécificité de ces affectations, le SNALC réclame qu’elles soient opérées sous le regard des commissions représentatives des personnels, dans le cadre d’un vrai mouvement spécifique national.

Le SNALC, de même, considère que ces emplois méritent une rémunération ou des avantages de carrière particuliers. Mais il dénonce le principe de l’attribution arbitraire de ceux-ci. L’avantage doit être lié à la fonction, non à la personne, dans le respect du principe fondateur du service public.

En cette rencontre, le SNALC voit dans l’édifice de ce dispositif, ainsi qu’il l’a déjà dit, le nouveau banc d’essai d’une organisation scolaire dont, à droite comme à gauche, certains ont posé les fondements: personnalisation des fonctions, des recrutements et des rémunérations, régionalisation et autonomie des fonctionnements. Ce choix, auquel il est temps encore de tourner le dos, aboutirait à accroître les inégalités de traitement régionales, locales et participerait à détruire la Communauté que la France a su construire.

Paris, le 19 janvier 2012

Contact : Albert-Jean Mougin, vice-président du SNALC