COMMUNIQUE : Insuffisances au primaire : à qui la faute ?

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Communiqué de presse du SNALC-FGAF du 25 novembre 2013 :

 
 
 Insuffisances au primaire : à qui la faute ?
 
Le SNALC-FGAF a pris connaissance avec étonnement du rapport de l’Inspection générale intitulé « Bilan de la mise en oeuvre des programmes issus de la réforme de l’école primaire de 2008 » et qui tente de dresser un état des lieux global de la situation dans le premier degré, bien au-delà de la seule mise en place des programmes de 2008. En effet, l’Inspection juxtapose remarques précises et pertinentes et explications caricaturales.
Le SNALC-FGAF apprécie que l’on signale enfin la nécessité pour les maîtres de disposer de connaissances disciplinaires solides pour construire leurs enseignements dans un temps suffisant. Il déplore néanmoins que le manque de ces connaissances ne fasse l’objet, de la part de l’Inspection, que de remarques accusatrices à destination des personnels et non d’une remise en cause de la structure générale, des temps d’enseignement trop contraints par les 24 heures hebdomadaires (moins de 22 heures en réalité) et de l’incapacité des corps d’encadrement à correctement guider et former les professeurs (l’exemple de l’enseignement de la langue vivante étrangère est à ce sujet révélateur).
Le SNALC-FGAF dénonce le refus de constater que la diminution des horaires hebdomadaires d’enseignement associée à la multiplication des injonctions et des « disciplines à enseigner » (langue vivante, histoire des arts, numérique, livrets de compétences…), le tout sans formation crédible, constitue un exemple manifeste d’injonction paradoxale qui place les maîtres dans des situations intenables.
 
Le SNALC-FGAF demande donc le maintien des avancées des programmes de 2008, notamment concernant le développement des automatismes via un enseignement explicite et structuré correctement mis en oeuvre, et signale la nécessité de recentrer les programmes de l’école primaire sur les savoirs fondamentaux, ce qui passe par une amélioration du recrutement et de la formation des professeurs ainsi que par l’abandon des idéologies néfastes qui ont trop longtemps mis notre École en situation d’échec.