A la mémoire de Pierre Jacque

Le SNALC-FGAF est horrifié d’apprendre que notre collègue Pierre Jacque,
enseignant d’électronique au lycée Antonin Artaud de Marseille, s’est suicidé.
Dans la lettre qu’il a laissée pour expliquer son geste, notre collègue pointe du doigt
l’aberrante réforme des STI qui a été mise en place ces dernières années, le « grand
n’importe quoi » que constitue la façon d’attribuer la note pour l’examen dans sa
discipline, qui « viole l’esprit du baccalauréat dans les grandes largeurs » et le « niveau
toujours plus problématique des élèves ». « La responsabilité de l’Éducation nationale
est écrasante », écrit-il.
Le SNALC-FGAF prend sa part de responsabilités dans cet événement : nous n’avons
probablement pas exprimé avec assez de force le ressenti et les difficultés de nos
collègues, qui partagent majoritairement le point de vue de Pierre Jacque. La lettre
de ce dernier ne doit pas rester sans suite, et doit faire prendre enfin conscience à
notre institution que nous ne pouvons continuer à enchaîner les réformes les plus
folles sans tenir compte de la situation souvent intenable des personnels.
Renoncements, reniements, double contrainte, pressions diverses, découragement,
burn-out : pour beaucoup de nos collègues, ce sont des réalités quotidiennes.
Et cela ne peut plus continuer.
Le SNALC-FGAF présente ses sincères condoléances à la famille, aux amis et aux
collègues de Pierre Jacque.
Paris, le 3 septembre 2013
Contact : Jean-Rémi GIRARD, Secrétaire national à la pédagogie du SNALC